On le sait tous, Denko traverse des moments difficiles depuis quelques temps. Mais en bon enfant de Dieu, Dezzy Champion a décidé d'aider spontanément son frère Denko. Cependant, la dernière fois qu'on l'a aperçu, l'enfant de Gbatanikro semblait être en très mauvais état et se tordait de douleur.
Tu viens de finir ton concert au Palais de la Culture...
- Moi, j'ai aujourd'hui un esprit de gagneur. Tu vois ? Je vis par la foi. Je crois en ce que je fais et Dieu me bénit à chaque fois. Il ne cesse pas de me surprendre. Je pense que c'est à Lui qu'il faut rendre gloire.
• Avais-tu des appréhensions avant le concert ?
- La peur n'existe pas quand tu es un enfant de Dieu. Je vis par la foi. J'ai cru en ce concert et Dieu a fait le reste.
• Quel est aujourd'hui, ton motif de satisfaction personnel ?
- Aujourd'hui, quand je vois toute cette jeunesse motivée pour ce concert, je me dis, quelque part, que mon message porte. Et c'est ce qui me réjouit.
• Peux-tu nous parler de la préparation de ce concert ?
- Je pense que c'est Dieu qui a tout planifié. J'ai aussi la chance de travailler avec une équipe de professionnels dont Aristide Gayo qui est mon agent. Il abat un énorme travail concernant ma carrière. On travaille dans de bonnes conditions et Dieu nous a beaucoup aidés.
• Tu as ton orchestre ?
- Disons que je travaille avec mes propres musiciens qui sont dans Dézy Champion Organisation. Mais pour mon orchestre, on n'a pas encore trouvé de nom. Par contre pour le concert on l'a baptisé “C'est Dieu qui décide” et Dieu a décidé.
• Comment s'est fait le travail avec l'orchestre ?
- J'avais l'habitude de travailler avec les musiciens. On a fait plusieurs concerts ensemble. C'est des personnes qui me connaissent assez bien et vice versa. On a donc fait des séances de répétition depuis l'annonce du spectacle. L'ambiance était bon enfant, des séances de répét' au déroulement du concert.
• Quel a été le point fort ?
Je pense que c'est aux uns et autres de juger. Pour ma part, je pense que Dieu a été au contrôle.
• Tu as été l'invité spécial de Podium. Quel est ton état d'esprit actuel ?
- Je me dis que si la RTI qui est une télévision nationale, de surcroît de mon pays m'invite, c'est une fierté pour moi. Mais je voudrais avant tout que cette gloire revienne à Dieu parce que nous sommes des milliers d'artistes ici. Et être choisi est un honneur mais que la gloire revienne à Dieu. C'est une grâce.
• Le live est désormais un acquis pour toi ?
- Oui ! Et il faut reconnaître que nous autres artistes chanteurs zouglou, nous avons été formés depuis longtemps là-dedans. Déjà avec les wôyôs, on chantait déjà en live, en plein air. Souvent même à la belle étoile. Il nous manquait seulement un orchestre derrière. Aujourd'hui, tout va bien, grâce à Dieu.
• Deux albums pendant la crise, comment expliques-tu ça ?
- Je ne peux pas expliquer mon inspiration. Elle vient de Dieu. Je chante ce que Dieu me met dans le c½ur.
• Que penses-tu donc des autres chanteurs zouglou qui refusent de sortir des albums à cause de la crise ?
- Je pense que si on veut prendre la crise pour prétexte, il y a beaucoup de choses qu'on ne fera pas. Que tu le veuilles ou non, la crise, c'est Dieu qui l'a voulue. Comme on le dit, tout ce que Dieu fait est bon. Moi, je ne regarde pas tout ça. Je me contente seulement de faire mon métier. Et Dieu bénit ma carrière. Que la gloire lui revienne !
• Derrière toi, il y a un fan club qui te soutient...
- Moi, je crois en Dieu. Je suis donc très positif. Je n'ai pas d'appréhensions quand je dois entreprendre quelque chose. Je ne me pose pas de questions parce que je sais que Dieu est au contrôle.
• Tu n'as pas peur de la piraterie ? Tes frères chrétiens sont là !
- Non ! Que tu veuilles ou non la piraterie est devenue comme quelque chose de légal, malheureusement. Alors, si tu veux attendre que les choses à ce niveau rentrent dans l'ordre, tu risques de ne jamais sortir
d'albums. Moi, je n'en veux à personne. Celui qui pirate mon album, je le laisse avec sa conscience. Tu ne me verras jamais m'arrêter à un carrefour et faire la chasse aux pirates. C'est Dieu qui va les juger et non moi. Je prie Dieu pour que les choses changent, c'est tout.
• Es-tu d'accord avec A'Salfo qui disait, il n'y a pas longtemps, que le zouglou mourra si ses artistes ne sortent pas d'albums ?
- Non... mais j'ai lu son interview. Mais il dit quoi ? Je me dis que c'est plutôt lié au manque d'inspiration. Moi, je pense qu'ils ne sont pas encore prêts. Le jour où ils le seront, c'est sûr que les albums sortiront à la pelle.
• Mais ils disent qu'ils ne sortent pas de K7 à cause de la crise...
- Je n'ai encore pas entendu ça.
...
- Le zouglou ne mourra pas si tu veux savoir. C'est une musique de combat. Et tout ce qui est musique de combat ne meurt jamais. Le zouglou, c'est un esprit.
• Aujourd'hui, on parle de moins en moins de zouglou ...
- Dans le temps, il y a eu ça. Mais le zouglou est enraciné. Il y a eu l'époque du mapouka. Mais où est-il aujourd'hui ? Je ne suis pas contre le fait qu'il y ait d'autres rythmes. Mais je dis que les chanteurs zouglou ne sont pas encore prêts. Quand ils le seront, ils vont sortir des ½uvres.
• Tes projets ?
- On prépare activement une tournée au USA. Il y a une série de concerts prévus dans le mois de décembre à Yopougon et au Palais de la Culture. J'ai aussi un projet avec mon frère et ami Petit Denis pour sortir un album ensemble. On veut démontrer aux Ivoiriens notre solidarité. Vous verrez qu'ensemble, on est plus forts.
• Peux-tu nous en dire plus ?
- Au moment opportun vous serez informés.
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